Emprunté, Roman

Faux nègres – Thierry Beinstingel

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Lors de la dernière présidentielle, c’est dans un petit village de l’est de la France qu’un parti d’extrême droite réalise son meilleur score. Des journalistes sont dépêchés pour se pencher sur le phénomène. Parmi eux, de retour en France après avoir passé vingt ans au Moyen-Orient, coupé du pays natal depuis trop longtemps pour manier un discours de circonstance, Pierre arrive sur les lieux. Accompagné d’un preneur de son aveugle, hébergé dans un gîte rural, il écoute les habitants éluder ses questions, parler d’invasions qu’ils n’ont pas subies ou évoquer une pierre préhistorique enfouie sous les fondations de l’église. Chacun réinvente une histoire différente mais les protagonistes ignorent encore qu’un drame va les réunir. Mêlant une narration romanesque avec le langage collectif, Faux nègres confronte notre histoire avec l’actualité la plus récente.

Je suis incapable d’abandonner un livre: je dois le finir, forcément, même s’il m’ennuie profondément. Certain(e)s diront que je perds bêtement mon temps, je le sais, mais rien y fait je dois terminer ce que j’ai commencé; quitte à souffrir, quitte à endurer, à vomir le livre que j’ai commencé. Ainsi, en-a-t-il été avec ce roman. Je ne l’ai pas aimé, je l’ai détesté. Je voulais l’abandonner mais impossible pour moi: il fallait continuer et donc le supporter. J’en suis venue à bout et quelle joie! Quelle joie de terminer un roman qu’on n’a pas compris, qu’on n’a pas saisi. Qu’a voulu raconter l’auteur? je ne le sais pas. 432 pages de lecture, des milliers de mots pour conclure par un « je ne sais pas ». Je ne sais pas ce qu’à voulu me dire ce roman, je ne sais pas les intentions de l’auteur, je ne sais pas …. j’ai lu mais je n’ai rien compris, rien saisi, rien entendu. J’ai vu des mots, des phrases mais je n’ai pas compris leur finalité; j’ai vu des synonymes, des jeux de langue mais je n’ai pas vu leur beauté; j’ai vu l’auteur essayer de raconter ce que la quatrième de couverture annonçait mais c’était, pour moi, d’une grande médiocrité. Il n’y a rien de ce que j’aurais pu espérer: je voulais de l’analyse, de la réflexion, de la puissance dans l’écriture et l’interrogation; je me suis retrouvée avec un livre que je ne saurais pas définir, ne l’ayant pas compris. Je suis littéralement passée à côté de ce roman que je ne conseillerais aucunement. A oublier.

Note: 1/5

Faux nègres, Thierry Beinstingel, Fayard, 432p, 20€

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A propos de Heval Kani

Passionnée par la littérature, je partage ici et avec vous mes goûts et mes couleurs, en espérant découvrir ceux de mes visiteurs qui m'aideront ainsi à varier les tons et les impressions.

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