Emprunté, Roman

La septième fonction du langage – Laurent Binet

893050A Bologne, il couche avec Bianca dans un amphithéâtre du XVIIe et il échappe à un attentat à la bombe. Ici, il manque de se faire poignarder dans une bibliothèque de nuit par un philosophe du langage et il assiste à une scène de levrette plus ou moins mythologique sur une photocopieuse. Il a rencontré Giscard à l’Elysée, a croisé Foucault dans un sauna gay, a participé à une poursuite en voiture à l’issue de laquelle il a échappé à une tentative d’assassinat, a vu un homme en tuer un autre avec un parapluie empoisonné, a découvert une société secrète où on coupe les doigts des perdants, a traversé l’Atlantique pour récupérer un mystérieux document. Il a vécu en quelques mois plus d’événements extraordinaires qu’il aurait pensé en vivre durant toute sa vie. Simon sait reconnaître du romanesque quand il en rencontre. Il repense aux surnuméraires d’Umberto Eco. Il tire sur le joint. Le point de départ de ce roman est la mort de Roland Barthes, renversé par une camionnette de blanchisserie le 25 février 1980. L’hypothèse est qu’il s’agit d’un assassinat. Dans les milieux intellectuels et politiques de l’époque, tout le monde est suspect…

Comment vous dire… je suis heureuse d’avoir terminé ce roman difficile, pour moi, à lire. Je me suis ennuyée mais à un point tel que je n’en voyais pas le bout. Je n’ai littéralement pas compris l’intérêt de certain(e)s pour ce roman. Il n’était pour moi, ni drôle, ni réjouissant, ni intéressant. Il n’était, pour moi, qu’un prétexte, qu’une occasion saisie par l’auteur pour étaler ses connaissances; des connaissances qui, pour ne pas ennuyer (on n’est pas tous et toutes intéressé(e)s par la sémiologie) s’inscrivent dans un récit, dit loufoque, censé faire amuser la galerie. Et comment détendre avec efficacité la majorité? Comment le faire avec grande facilité? A quoi pense-t-on? Au cul, bien sûre! Au sexe! Écrivain(e), si vous voulez devenir un(e) auteur(e) « intello » accessible au grand public (parce qu’un écrivain qui vend est apparemment un piètre écrivain), appliquez la recette de Laurent Binet: étalez votre culture et vos connaissances les plus pointues dans un récit des plus loufoques et parsemez le tout de « bites » et de « culs ». Ainsi vous aurez la bénédiction de la critique que vous redoutez tant et la satisfaction de votre maison d’édition qui veut avant tout vendre au plus grand nombre votre roman. Pour faire rire sans grand effort la galerie, allez à la facilité, faites comme Laurent Binet: mettez Barthes, Foucault et ses collègues dans des partouzes, faites leur sucer la bite, peignez-les comme des obsédés du cul et vous aurez gagné… Plus sérieusement, j’ai trouvé ce roman incroyablement décevant. C’est trop facile, trop brouillon. D’enquête il n’y en a que très peu, et en dehors des joutes verbales, de l’étalage de la culture, il n’y a que des partouzes et des scènes de cul… je n’appelle pas ça une réussite. A oublier.

Note: 1/5

La septième fonction du langage, Laurent Binet, Edition Grasset, 496p, 22€

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A propos de Heval Kani

Passionnée par la littérature, je partage ici et avec vous mes goûts et mes couleurs, en espérant découvrir ceux de mes visiteurs qui m'aideront ainsi à varier les tons et les impressions.

2 Réponses à “La septième fonction du langage – Laurent Binet”

  1. Le 6 juillet 2016 à 22 h 04 min Edyta a répondu avec... #

    Ça ne donne pas très envie…

    • Le 8 juillet 2016 à 19 h 41 min Heval Kani a répondu avec... #

      J’avoue que j’ai été un peu sévère ..

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